Nantes Est : Pourquoi la « Silicon Valley » nantaise est votre meilleur vivier de locataires ingénieurs

Quand on parle de « Tech » à Nantes, l’image d’Épinal est toujours la même : le start-uper qui boit son café à la Cantine Numérique ou dans les espaces de coworking de l’Île de Nantes.

C’est une vision romantique, mais partielle.

La réalité économique lourde, la « Deep Tech », l’industrie de pointe et la recherche fondamentale ne sont pas au centre-ville. Elles sont à l’Est.

Bienvenue dans la « Silicon Valley de l’Erdre ».

Une zone discrète qui s’étend de la Beaujoire à Carquefou, en passant par le pôle d’excellence d’Atlanpole et le campus de la Chantrerie. Ici, on ne trouve pas de bars à cocktails, mais on trouve des milliers d’ingénieurs, de chercheurs et de cadres sup’ aux revenus très confortables.

Pour un investisseur immobilier, ce micro-marché est une anomalie : il est moins cher que le centre, mais abrite les locataires les plus solvables de la métropole. Voici pourquoi vous devez miser sur l’Est.

La psychologie du locataire « Ingénieur »

Oubliez le cliché de l’étudiant fêtard. Votre cible ici, c’est le Bac+5 scientifique.

Il travaille chez TDK, au Hub d’Innovation, ou enseigne à l’École des Mines ou à Polytech.

Ce profil a une caractéristique majeure : il est rationnel.

Il a fait le calcul suivant : « Pourquoi payer 900€ pour un T2 bruyant à Commerce et passer 45 minutes matin et soir dans les bouchons du périphérique pour aller travailler ? »

L’ingénieur veut de l’efficacité. Il veut être à 5 minutes de son labo ou de son bureau. Il veut pouvoir rentrer déjeuner chez lui ou aller courir sur les bords de l’Erdre après le boulot.

Il cherche le calme, la fibre optique (indispensable) et un stationnement facile.

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La barrière du Périphérique est votre alliée

Nous sommes en 2026. La circulation nantaise ne s’est pas améliorée. Traverser les ponts de l’Erdre ou franchir la Porte de la Chapelle aux heures de pointe reste une épreuve nerveuse.

Cette congestion agit comme un filtre.

Elle retient prisonniers volontaires ces profils à hauts revenus sur la rive Est. Ils ne veulent pas subir la ville. Ils veulent la périphérie « verte et connectée ».

C’est là que des communes comme Carquefou et Sainte-Luce-sur-Loire tirent leur épingle du jeu.

Ce ne sont pas des cités-dortoirs. Ce sont des villes cossues, bien gérées, avec des équipements sportifs de haut niveau et des espaces verts remarquables.

La stratégie d’investissement : Visez le « Standing Intermédiaire »

Alors, quoi acheter ?

Ne cherchez pas le studio de 18m². Votre locataire a de l’argent et du matériel (PC, vélos).

La pépite de Nantes Est, c’est le Grand T2 ou le Petit T3 (45-55 m²) dans une résidence récente (années 2000-2010) ou neuve.

  • Le prix d’achat : Nettement plus doux qu’à Nantes Centre ou Rezé. Vous trouvez encore de belles opportunités avec parking et balcon.

 

  • Le loyer : Il est surprenant. Un ingénieur ne rechigne pas à payer 750€ ou 800€ pour un logement impeccable à Carquefou, car c’est toujours moins cher que le centre, et il économise le budget essence/stress.

 

  • Le risque : Quasi nul. Le taux de défaillance de paiement chez un cadre de l’industrie ou de la recherche est infinitésimal. Et ce sont des locataires calmes : pas de fêtes le jeudi soir, ils préservent votre bien.

Suivez les cerveaux

L’immobilier est une affaire de bon sens. Il faut loger les gens là où ils produisent de la richesse.

À Nantes Est, la concentration de matière grise est la plus forte de la région.

Investir à Carquefou ou Sainte-Luce, c’est faire le choix de la sécurité et de la rentabilité pérenne. Vous n’aurez peut-être pas le cachet de l’ancien du quartier Graslin, mais vous aurez des virements automatiques qui tombent le 1er du mois avec la régularité d’une horloge suisse.

N’est-ce pas finalement ce qu’on demande à un bon investissement ?