Il y a encore trois ans, la promesse était belle : acheter une petite surface dans le Marais ou à Montmartre, la mettre sur les plateformes de location touristique, et encaisser des rentabilités à deux chiffres. En 2026, ce rêve est devenu un cauchemar administratif. La Mairie de Paris a gagné son bras de fer. Entre les quotas par quartier, l’obligation de « compensation » (acheter un local commercial pour avoir le droit de louer un appartement) et les brigades de contrôle qui sillonnent les immeubles, le risque juridique est devenu insupportable pour l’investisseur individuel.
Faut-il pour autant fuir Paris ? Absolument pas. Le marché n’est pas mort, il a simplement muté. Les touristes en tongs ont laissé la place à une clientèle bien plus intéressante, plus stable et tout aussi rentable : les professionnels en mobilité. Bienvenue dans l’ère du Corporate Housing.
Pour l’investisseur, le problème de Paris est double : l’interdiction du court terme (touristique) et l’encadrement strict des loyers sur le long terme (résidence principale). Il existe une troisième voie, parfaitement légale, qui passe sous les radars : le Bail Code Civil.
Ce bail s’applique dès lors que le logement n’est pas la résidence principale du locataire. C’est typiquement le cas lorsqu’une entreprise loue un appartement pour un salarié en mission, en formation ou en période d’essai (pour une durée de 1 à 10 mois). La magie de ce statut ?
Loyer libre : Vous n’êtes pas soumis au plafonnement des loyers parisiens.
Souplesse : La durée est fixée contractuellement.
Fiscalité : Vous restez en LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) avec ses avantages fiscaux (amortissement).
Attention, ne confondez pas « Corporate Housing » et « Location Meublée classique ». Le cadre supérieur qui débarque de New York ou de Singapour pour une mission de 6 mois à La Défense ne veut pas gérer une ouverture de compteur EDF ou acheter des draps. Il veut du « Plug & Play ». Il veut arriver avec sa valise et se sentir chez lui.
C’est là que le marché s’est professionnalisé. Les entreprises (les payeurs) ne veulent plus traiter avec des propriétaires amateurs. Elles se tournent vers des opérateurs qui garantissent un standard de qualité homogène. C’est le modèle développé par des acteurs comme Flexliving, qui ont industrialisé cette offre de logement flexible pour les entreprises. En proposant des appartements design, connectés et situés dans les quartiers d’affaires, ils répondent exactement à ce besoin de fluidité des RH. Pour l’investisseur, s’inspirer de ces standards ou travailler avec ces acteurs est la garantie d’avoir un taux d’occupation maximal.
Pourquoi ce pivot est-il urgent ? Regardons les chiffres.
Location nue classique : 2,5 % à 3 % de rentabilité nette (et des impayés en hausse).
Location touristique : Rentabilité théorique élevée, mais risque d’amende de 50 000 € qui ruine l’opération.
Corporate Housing : On vise un 5 % à 6 % net.
Le locataire « Entreprise » est le meilleur payeur du monde. Il ne fait pas la fête le jeudi soir, il ne dégrade pas les parties communes, et le loyer tombe automatiquement par virement bancaire de la société. Cependant, capter cette clientèle demande une rigueur de gestion absolue. Il faut une réactivité immédiate en cas de panne (wifi, fuite) et un standing irréprochable. C’est précisément pour répondre à cette exigence que nous avons adapté notre offre de gestion locative à Paris pour inclure ces services « hôteliers » indispensables au bail mobilité.
L’époque du « Airbnb pirate » est révolue. Ne jouez plus avec le feu de la réglementation parisienne. Votre patrimoine mérite mieux que l’insécurité juridique. En basculant vos actifs vers le Corporate Housing, vous alignez vos intérêts avec ceux de la ville (qui a besoin de loger les travailleurs) et ceux des entreprises. Vous devenez un acteur économique utile, et non plus un spéculateur chassé. C’est ça, l’investissement durable.
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Amaury TARDIER – Rédacteur en chef